Qu’est-ce que le consentement dans le BDSM ?
J’ai souvent entendu dans les salons d’exposition et sur les réseaux, notamment concernant les paddles vampire, “Ah non ! Jamais on utilise ça sur moi !”
Et justement, c’est tout l’intérêt du BDSM, si vous ne voulez pas une certaine pratique, personne n’a à vous y obliger !
Qu’est-ce que le consentement ?
Le consentement est le fait d’accepter quelque chose, à un moment donné, avec une personne spécifique, dans des conditions définies.
Le consentement doit être :
- Enthousiaste : Non contraint et forcé, la personne est en accord avec ce avec quoi elle consent.
- Révocable : Si la personne consent à quelque chose à un moment donné, elle peut ne plus y consentir à n’importe quel moment et demander à cesser.
- Informé : Pour consentir, la personne doit savoir ce qui va se passer, ou ce qui est envisagé, et connaître les risques auxquels elle sera exposée.
- Affirmatif : L’absence de non ne vaut pas un oui. Le consentement doit être discuté et approuvé.
- Mutuel : Toutes les parties impliquées doivent être d’accord pour participer.
Comment s’assurer du consentement ?
Avant
Il est important de discuter préalablement avec votre partenaire de ce que vous pourriez envisager de faire, s’il y a des choses qui ne conviennent pas, quelles sont les limites et comment chacun pourra exprimer qu’il ne veut pas quelque chose, on indiquera notamment un safeword si désiré. Certains appellent celà la “négociation” puisque chacun met carte sur table ce qui lui convient, et formera le cadre de la pratique ensuite.
Pendant
Même si tout a été discuté en amont, souvenez-vous que le consentement est révocable, mais aussi que la situation puisse changer par beaucoup de facteurs.
Non seulement il faudra garder à l’esprit le safeword, mais également vous assurer régulièrement de l’état de votre partenaire.
N’hésitez pas à poser la question “Comment te sens-tu ?”, et restez attentif aux réactions de votre partenaire.
Après
Discutez de ce qui vous a plu, et de ce qui peut avoir posé problème, afin d’affiner ce qui vous convient et ce que vous pourriez refaire ou non.
Couramment appelé debriefing, il peut également se faire avec un compte-rendu discuté ensuite.
Mieux vaut en discuter le lendemain ou un peu plus tard, quand les émotions sont retombées et que vous pouvez faire le point.
N’hésitez pas à en parler également sur le moment si c’est nécessaire tout de même.
Qui le consentement concerne-t-il ?
Le consentement concerne toutes les personnes impliquées.
Par toutes les personnes, entendons la personne soumise, la personne Dominante ou la personne Top / bottom en fonction des situations, le public et les partenaires.
Il est couramment admis que la personne soumise (ou bottom) doive consentir à ce qui lui est fait, mais la personne Dominante (ou Top) doit également être consentante et ne pas se sentir ou être forcée à quelque chose qui ne lui conviendrait pas.
Le consentement du public est en général fonction du lieu.
En soirée et événements BDSM les règles de ce qui est admis ou non seront indiquées au public, et certaines pièces pourront être dédiées à des activités en particulier, permettant au public de ne pas y être confronté si il ne le désire pas.
Il conviendra donc de s’informer et de respecter les règles de ces événements.
Dans un lieu hors BDSM, il sera primordial de s’assurer de ce que les personnes acceptent de voir ou non.
Si il serait inconvenant de le demander, il serait également inconvenant de le faire.
L’exhibition publique dans un public non averti va complètement à l’encontre du consentement des autres personnes.
Concernant les partenaires, que vous soyez en concubinage, pacsés, mariés ou quelle que soit la forme de votre couple, il est primordial que l’autre puisse consentir à ce que vous pratiquez, à minima en ne lui cachant pas.
Pratiquer du BDSM sans en avertir son partenaire ne lui permet pas de consentir et implique une forme de tromperie.
Discutez avec votre partenaire de vos penchants, il vous indiquera s’il consent à ce que vous le fassiez avec d’autres et le cas échéant, s’il veut être tenu au courant ou non.
Qu’est-ce qu’un contrat BDSM ?
Un contrat BDSM est un accord formalisé, souvent fait par écrit mais il peut également être oral.
C’est une forme assez connue de consentement dans le BDSM, mais qui n’est au final pas obligatoire ni si courant que celà.
Il faut savoir préalablement que le contrat BDSM n’a aucune forme contractuelle légale. Il n’est qu’une manière de formaliser certains désirs et limites entre des pratiquants BDSM.
Le contrat BDSM, pour qui ?
Pour les personnes qui aiment cet aspect formel et clairement défini, qui apprécient ou peuvent se sentir rassurées d’établir le cadre de cette manière.
Le contrat BDSM peut-il évoluer ?
Oui, bien-sûr, le consentement étant révocable, certaines limites fluctuantes et la relation en elle-même étant évolutive, le contrat devra se montrer d’une certaine flexibilité et revu dans le temps.
Qu’est-ce qu’un safeword ?
Traduit par “Mot de sécurité”, un safeword est un mot défini à la place du “non” “stop” “arrête”.
C’est un mot qui signifiera l’arrêt de la pratique, à minima pour savoir ce qui ne va pas.
Parfois les choses peuvent ensuite reprendre, parfois pas, il conviendra d’en discuter pour le savoir.
Le safeword doit être compris par les participants et discuté en amont.
Les safeword classiques sont vert, orange, rouge.
Vert pour tout va bien
Orange pour ralentissons un peu
Rouge pour stop.
Si aucun safeword n’a été défini, un simple non, stop ou autre doit signifier un arrêt de la pratique comme le ferait un safeword.
Qu’est-ce qu’un safegest ?
Il arrive que l’utilisation d’un safeword ne soit pas possible ou compliquée.
Notamment si la personne est bâillonnée ou si le lieu est trop bruyant.
Dans ce cas, un safegest se montrera très utile.
Il sera également défini par les participants et aura la même signification qu’un safeword.
Il peut s’agir d’un mouvement (éviter les mouvements pouvant être facilement déclenchés juste par la pratique), d’un objet à lâcher ou à agiter également.
Qu’est-ce qu’une limite ?
Il existe les soft limits et les hard limits, elles concernent différentes pratiques ou niveau d’intensité dans la relation.
Elles peuvent être définies dans un contrat ou simplement discutées.
Les soft limits seront ce que la personne ne désire pas vraiment faire, ou a un blocage, mais pourrait envisager de repousser dans le futur, dans les bonnes conditions. (Offrir les bonnes conditions pour repousser une limite n’inclus absolument pas de forcer l’autre ou de se montrer insistant, mais bien de lui offrir un cadre serein et propice, permettant une assez forte confiance et sécurité physique et émotionnelle pour pouvoir repousser cette limite en douceur)
Les hard limits sont des limites strictes que la personne ne veut absolument pas dépasser, ni maintenant, ni dans le futur.
Dans tous les cas, qu’il s’agisse d’une soft ou d’une hard limit, il faudra considérer que c’est un point de vigilance à ne pas dépasser.
En conclusion, le consentement est un aspect extrêmement important dans le BDSM, personne n’a à vous forcer à une pratique à laquelle vous ne consentez pas.
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j’aime les hommes obéissants, cela me procure un bien fou. 💋
bonjour
ca serait un plaisir de vous obéir
bonjour ma femme est une superbe soumise et moi dominant de caractère et de nature , j’ai “goûté” pour la première fois au plaisir de la soumission qui m’a beaucoup plus
j’aimerai réessayer pour aller plus loin dans la soumission ave une maîtresse sévère